immobilier de défiscalisation
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Le dispositif Scellier ancien

Le dispositif de la loi Scellier s'applique, pour son volet "logements anciens", à des logements qui doivent faire l'objet de travaux de réhabilitation.
Remplaçant le "Robien", il a été instauré par la loi de finances rectificatives pour 2008, modifié par les lois de finances pour 2010 et pour 2011, et constitue l'article 199 septvicies du code général des impôts.
L' instruction fiscale n°5 B-17-09 du 12 mai 2009 et 5 B-17-10 du 3 mars 2010 précise ce dispositif; elle a été complétée par une nouvelle instruction n°5 B-8-11 du 28 mars 2011.

La loi Scellier a instauré une réduction d'impôt sur le revenu qui présente les caractéristiques suivantes :
• elle s'applique de la même façon aux logements neufs qu'aux logements anciens acquis "en l'état" en vue de leur réhabilitation, et qui, à l'issue des travaux, auront été dotés de caractéristiques et de performances voisines de celles des logements neufs.
• elle comporte un plafond particulièrement élevé de 300.000 euros d'assiette par an et par logement,
• le taux de la réduction d'impôt est de 13% de l'assiette pour les immeubles acquis en 2011,
• la réduction d'impôt est répartie sur 9 ans à compter de la livraison du bien,
• la réduction d'impôt maximum est donc de 4.333 euros par an par logement,
• l'avantage fiscal porte sur une assiette large : le prix de revient du logement (c'est-à-dire son prix d'acquisition augmenté des travaux de réhabilitation),
• il ne peut porter que sur 1 seul logement par an, même si l'acquisition est réalisée par une SCI,
• c'est l'année de l'acquisition de l'immeuble à réhabiliter qui détermine le taux applicable même si la première réduction d'impôt n'est effective que lorsque les travaux sont achevés,
• on peut donc bénéficier, la même année, d'une réduction d'impôts au titre de plusieurs logements, si l'acquisition de chacun d'entre eux a été réalisée sur des années distinctes,
• la réduction d'impôt est prise en compte dans le calcul du plafonnement global (réductions d'impôts annuelles plafonnées, pour 2011, à 18.000 euros + 6% du revenu imposable – voir article 200-0 A du CGI et BOI 5 B-19-10).

Les conditions d'application prévoient que le logement doit :
• ne pas respecter, avant travaux, au moins 4 des 15 caractéristiques de décence et 6 des 12 critères de performances techniques prévus par les textes (voir articles 3 et 4 de l'arrêté du 19/12/2003).
• respecter l'ensemble de ces 15 caractéristiques et 12 critères à l'issue des travaux,
• l'éco-conditionnalité (règlementation thermique) n'étant pas exigée pour les logements réhabilités,
• étant précisé que, quelle que soit la date d’acquisition, les travaux de restauration doivent être terminés au plus tard le 31 décembre 2012.

A l'issue des travaux, le logement doit ensuite être loué :
• nu, à titre de résidence principale,
• dans les 12 mois de l'achèvement des travaux de réhabilitation,
• et pendant une durée de 9 ans,
• en respectant les plafonds de loyer prévu par m² habitable selon la zone géographique,
• le titulaire du bail doit être une personne physique autre qu'un membre du foyer fiscal du propriétaire, la location à un ascendant ou un descendant est donc possible,
• par exception à la règle générale, le bail peut être consenti à un organisme privé ou public, qui consentira lui-même une sous-location à titre de résidence principale, dans les conditions ci-dessus (organisme d'Etat, collectivité territoriale ou société…).

Il est à noter que ce dispositif n'est applicable que sur des zones où "la demande locative est avérée", ce qui le rend cohérent avec l'obligation de louer pendant 9 ans.

Le montant du loyer pratiqué est plafonné par m² aux montants suivants pour 2011 (voir BOI 5 B-5-11 du 14 mars 2011) :
• 21,70 € pour la zone A bis,
• 16,10 € pour la zone A,
• 13,00 € pour la zone B1,
• 10,60 € pour la zone B2,
• 6,10 € pour les communes agréées en zone C.

Pour le plafonnement des loyers, la surface habitable est calculée de la manière suivante :
• surface Carrez du logement,
• 50% des surfaces annexes ayant une hauteur sous plafond au moins égale à 1,80 m (caves, sous-sols, remises, séchoirs, celliers, combles, balcons, loggias), ces 50% sont retenus dans la limite de 8 m².
• les surfaces présentant une hauteur inférieure à 1,8 m ne sont pas prises en compte.

En ce qui concerne les emplacements de stationnement, deux cas sont possibles :
1/ l'appartement et le stationnement font l'objet d'un bail unique :
• la surface à retenir pour le calcul du loyer est égale à la seule surface du logement,
• la totalité du loyer, stationnement inclus, est plafonnée.
2/ l'appartement et le stationnement font l'objet de deux baux distincts *:
• la surface à retenir pour le calcul du loyer est égale à la seule surface du logement,
• le loyer du stationnement n'est pas pris en compte pour apprécier le plafond de loyer.
* Il faut que le stationnement soit bien séparé de l'habitation, que le locataire soit libre de signer le bail avec ou sans stationnement et que le prix du loyer du stationnement seul soit normal.
NB : Bayonne est situé en zone B1, dont le plafond 2011 des loyers en secteur "libre" est de 13 €/m² habitable, ce plafond est supérieur aux loyers moyens pratiqués sur Bayonne et ne constitue donc pas un handicap.

Des avantages supplémentaires sont prévus pour les locations consenties dans le secteur "intermédiaire" :
• la réduction d'impôt peut être complétée de 5% du prix de revient au-delà de la période de 9 ans,
il faut pour cela prolonger l'engagement de location pour une période de 3 ans, cette prolongation est renouvelable 1 fois.
La réduction d'impôt totale passe alors de 13 à 23% sur 15 ans.
• par exception, les loyers et les recettes accessoires bénéficient d'un abattement spécifique de 30%.
Dans ce cas, la location ne peut plus être consentie à un ascendant ni à un descendant.

Les plafonds de loyers en secteur "intermédiaire" sont diminués à 4/5èmes des plafonds Scellier, soit pour 2011 :
• 17,36 € pour la zone A bis,
• 12,88 euros / m² en zone A,
• 10,40 euros / m² en zone B1,
• 8,48 euros / m² en zone B2.
• 4,88 € pour les communes agréées en zone C.


Outre une modération du loyer, la location en secteur intermédiaire est assortie d'un plafond des ressources du locataire, qui, pour la zone B1 par exemple, sont de :
• 33.272 euros de ressources annuelles pour une personne seule,
• 48.860 euros pour un couple,
• 58.493 euros pour un foyer avec 1 enfant à charge,
• 70.790 euros pour un foyer avec 2 enfants à charge.
Pour les baux de 2011, ce sont les revenus de 2009 qui sont pris en compte et doivent respecter ces plafonds ci-dessus (voir BOI 5 B-11-10 du 15 janvier 2010).

L'ensemble des plafonds, loyers libres et intermédiaires et ressources des locataires, sont révisés chaque année.

 

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